ABIDAJN- MACA : TOUTE LA VERITE SUR LES DETENUS POLITIQUES.

Publié le par Prisca

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Plus d’un mois après leur transfert à la Maca, que deviennent les célèbres prisonniers politiques et militaires du régime Ouattara ? Où en est-on avec les différentes procédures judiciaires ? Incursion dans le quotidien des ces Ivoiriens particuliers qui croupissent dans les geôles du nouveau pouvoir.

 

Ils sont pour la plupart hommes politiques, militaires, fonctionnaires et homme de média et se sont retrouvés du jour au lendemain dans l’univers carcéral. La Maca, un autre monde, une autre vie. Ils se côtoient désormais quasiment chaque jour. Le Général de division Guiai Bi Poin, ex-Commandant du Cecos et de l’Ecole de gendarmerie, le Contre-amiral Vagba Faussignaux, ex-Commandant de la marine nationale, le colonel Ohourou Mody, Maurice Lorougnon, ex-directeur de l’aménagement du territoire, Hermann Aboa, journaliste à la Rti…, sont entre autres les personnalités détenues à la Maca.

 

Le Gal Guiai Bi Poin a été transféré le jeudi 25 août dernier à la Maca, précisément au bâtiment des Assimilés, quand le Contre-amiral Vagba Faussignaux et Maurice Lorougnon l’y ont rejoint, le samedi 27 aout dernier. Depuis ces dates, ces personnalités n’ont jamais quitté le bâtiment des Assimilés, où se trouvait déjà notre confrère Hermann Aboa (depuis le 16 août dernier) pour un autre lieu de détention.

 

Les détenus entre lecture, sport et jeu de dames

 

Enfermés depuis plus d’un mois, et en attendant la suite des choses, les «prisonniers politiques» occupent comme ils peuvent leurs journées. Notre confrère Hermann Aboa passe le plus clair du temps à la lecture et à écrire ses mémoires. Le Général Guiai Bi Poin en athlète accompli, ne rate aucune occasion de faire son jogging et ses étirements les matins. L’ex-commandant de la marine nationale, le Contre-amiral Vagba Faussignaux inflige des corrections à ses adversaires pendant ses parties de jeu de Dames qu’il affectionne beaucoup. Son plus régulier adversaire est le Colonel Ohourou Mody. Le Général Guiai Bi Poin, Hermann Aboa et Maurice Lorougnon qui ne sont pas forcément des amateurs du jeu de dames, sont le plus souvent spectateurs.

 

Mais Dieu est tout de même au centre de la vie de ces prisonniers particuliers, dont certains, comme Hermann Aboa, le Général Guiai Bi Poin se retrouvent au sein d’une cellule de prière, tous les mercredis, vendredis et dimanches. Côté nourriture, une organisation entre les différentes familles des détenus a été mise en place pour assurer leur restauration.

 

Guiai Bi et les autres n’ont jamais été entendus

 

Plus d’un mois après leur transfert à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), aucune des personnalités politiques ou militaires n’a été entendue par le juge d’instruction. Ni le confrère Hermann Aboa, ni le général de division Guiai Bi Poin encore moins un des autres prisonniers «politiques» n’a été conduit au cabinet du juge d’instruction, Cissé Makouéni.

 

Pour être auditionné durant des heures.

 

«Guiai Bi Poin n’a jamais franchi le portail de la Maca, depuis son arrivée dans l’établissement pénitentiaire», nous indique formellement une autre source pénitentiaire. Selon cette même source, toute la journée du jeudi dernier, il n’a pas bougé comme certaines sources le font croire. Et il n’a jamais été question de son audition prévue pour ce jour (jeudi, ndlr), insiste la source. «C’est aujourd’hui (avant-hier vendredi 30 septembre 2011, ndlr) qu’il devrait être auditionné. Mais il a entendu en vain au greffe pendant près de 6 heures de temps. Et finalement, on l’a reconduit dans sa cellule», a indiqué notre informateur.

 

Des éléments Frci pour conduire Guiai Bi Poin

 

Le Général Guiai Bi Poin a patienté au greffe de la Maca de 9h à presque 15h, attendant le car de la gendarmerie pour le conduire devant le juge d’instruction. Selon la même source, c’est aux environs de 14h que le car est arrivé, mais contre toute attente, avec des militaires Frci à son bord, bérets verts, appartenant vraisemblablement à l’unité du Cdt Chérif Ousmane. En lieu et place de la gendarmerie et de la police habituelle.

 

Les autorités pénitentiaires et judiciaires après discussions, ont jugé opportun de différer l’audition du Général de division. C’est finalement le lundi matin qu’il sera entendu par le juge d’instruction, selon des sources proches du parquet.

 


Gérard Koné

Source : Le Nouveau courrier

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